Démonstration de la lance au Taiji quan par Wang Pei Sheng

Un taolu à la lance de Taiji quan démontré par Wang Pei Sheng, représentant du style Wu.
太極拳發射 - Taiji quan spear - تاي تشي تشن تشيوان
Maître Wang Pei Sheng est né en 1919 dans le comté de Wu Qing, Hebei. Son nom littéraire était Wang Yin Cheng. Il a commencé la formation à 12 ans avec Ma Gui, où il a appris le style Yin du Ba Gua Zhang's, la forme Shi Ba Jie Saber et les Tan Tui. Il a également appris la boxe qui traverse le dos (Tongbei Quan) avec Liang Jun Bo. Un an plus tard, il a commencé avec Yang Yu Ting (un élève de Wang Mao Zhai qui était un élève direct du fondateur, Wu Quan You), qui lui a appris le Style Wu de Taiji Quan. À 18 ans, il commence à enseigner et devient le plus jeune professeur martial à Pékin. Il enseigne aussi à l'Université normale de Beijing. Parmi les autres maîtres plus âgés de sa génération, il a été en contact, ou eu des échanges, avec Wu Jian Quan, Bu Xue Kuan, Han Mu Xia, Li Shu Wen (dont il est devenu un jeune "frère de sang» selon l'histoire)... Il a également été respecté en tant que combattant, après avoir vaincu de nombreux artistes bien connus. Maître Wang a cherché à assimiler des domaines comme la philosophie, les sciences, la médecine, etc. Il a écrit un livre sur le Style Wu de Taiji où il apporte des éclairages sur la posture, l'utilisation et les points d'acupuncture. Il est décédé en mars 2004. Wang Pei Sheng est un maître contemporain, ayant subi les discriminations et les emprisonnements difficiles que subirent ceux qui furent déclarés ennemis du peuple par le Parti Communiste Chinois et la Révolution Culturelle. Il lui fallu attendre ses 60 ans pour commencer une renaissance qui fut facilité par son niveau martial. A l'époque où la Chine n'avait plus de jeunes maîtres, à cause de sa politique contre les anciennes valeurs et la tradition, et que le Japon se vantait d'être le pays où se trouvait maintenant l'art martial Chinois, c'est ce maître qui répondit au défis Japonais, et qui défit, sans problème, l'expert redoutable qui lui avait été opposé.
Sur les origines de son art, il déclare : "Jide, les membres des bannières Quanyou et Chang Yuanting ainsi que quelques autres se réunissaient pour se livrer à l'étude des arts martiaux. Ensemble, ils approfondirent les cinq séquences de la lance en quatre postures, la perche des
sept étoiles, la perche en adhérence du Taiji, le sabre du Taiji, l'épée du Taiji, l'épée du jugement qui dompte les démons, l'épée du Yang pur, l'épée kunwu, etc." Gu Liuxin, chercheur réputé, précise : « Chang yuanting (1860-1918) apprit la « petite forme » (xiaojia) de Quanyou. Les mouvements de celle-ci comportent des montées et des abaissements du corps, des émissions de lénergie (fajing) intérieures et cachées ainsi que des sauts ». Dans son texte, Gu liuxin mentionne une « petite forme » (xiaojia). Cette pratique sest vue attribuer plusieurs noms. Dans ses ouvrages, Gu Liuxin, qui fut en Chine lun des historiens officiels du Taiji quan, rattache cette forme particulière, différente de la « moyenne », de la « grande » et de « lancienne », à Yang Banhou. On en déduit par conséquent que le Taiji quan de Chang sinscrit dans la tradition léguée par ce dernier personnage. Wang Peisheng précise que Jide
appartenait au Shenji ying, un corps d'armée d'élite de l'empire Qing qui reçut l'enseignement des maîtres Yang Luchan puis Yang Banhou au cours de la seconde moitié du XIXème siècle. C'est dans ce même cadre que Quanyou et Chang Yuanting auraient appris l'art du Taiji quan (5). D'après Wang Peisheng, un groupe d'adeptes comptant Chang Yuanting s'y serait formé pour développer la pratique des armes blanches et plus particulièrement celles qui sont aujourd'hui
connues dans les styles Yang et Wu de Taiji quan : lance, perche, épée et sabre. Dans la suite de son écrit, Wang déclare que ces dernières techniques furent par
la suite diffusées par Jide et Wu Jianquan, le fils de Quanyou, au sein la "Société de recherche sportive Beiping" (Beiping tiyu yanjiu she) qui joua surement un rôle clé dans l'élaboration du Taiji quan moderne (6).
Il ressort de ces informations que la pratique de Chang Yuanting remonte à l'époque où les deux Yang transmettaient leur art au sein du Shenji ying (7). Chang Yuanting n'enseigna jamais publiquement son art martial qu'il ne transmis qu'à ses deux fils, Chang Qingshou, l'aîné, et Chang Qinglu, que nous connaissons mieux sous le nom de Chang Yunjie. La filiation martiale de Chang Yuanting ne pose quant à elle aucun problème, les généalogies de la famille Wu de Taiji quan le faisant apparaître parmi les disciples officiels de Quanyou aux côtés de Wang Maozhai, Guo Songting, Xia Gongfu, Qi Gechen, etc.
www.youtube.com Visit website
Added on June 10th, 2019
Last updated: April 13th, 2020